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2017
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    Intériorité

    Qu’est-ce qu’une intériorité sans physicalité ?

    Un chercheur en sciences (Y) et une chercheuse en art (Z) entreprennent une étude sur la question de « l’intériorité ». Afin d’aborder cette problématique, un laboratoire spécifique est constitué : un échange épistolaire ponctué d’une séance de séminaire « séminal ». La correspondance par lettres postales, c'est-à-dire l’échange de matière et d’information entre deux sujets distants, organise progressivement le non-lieu d’une intériorité qui n’appartient à personne. Pourtant, à l’intérieur de chaque lettre, il y a de l’être. Le principe d'une narration qui se déploie entre les deux requérants du projet complète le dispositif. Cette narration s'insère entre des « bornes », le début ou la fin d'un échange, et déplace le sujet (l'intériorité), le métamorphose. Le laboratoire est ouvert au public sous la forme d’un séminaire séminal. La question de la présence des choses devient alors sujette à controverse. Celle-ci s’organise au travers d’experts invités pour l’occasion, qui jouent la fonction de « discutants » et d’intercesseurs autour du sujet questionné. 

    C'est en confrontant deux disciplines convoquant l'observation et donc une perception sensible, que Y et Z vont explorer de nouveaux moyens de production de matière, autant réflexive que plastique, autour de la question d'une intériorité sans physicalité. Il s'agira de creuser et donc de percer des intérieurs pour découvrir de nouveaux intérieurs, le principe repose sur l'idée de la dissection : aller chercher plus petit, plus pointu, plus précis, plus ténu. 

    Les « discutants » seront sollicités pour prendre position sur la matière produite par Y et Z durant les échanges épistolaires. Ils seront conviés à apporter leur regard traduit par leur outil de travail sur la matière de Y et Z, afin d'enrichir cette première étape de recherche. Le but de leurs interventions respectives sera d'une part de densifier la boîte à matière que constituent les échanges épistolaires, et d'autre part d'ouvrir des nouveaux possibles quant à la suite de la réflexion de Y et Z. 

    La matière produite au cours des échanges épistolaires et suite aux interventions des « discutants » durant le séminaire séminal, constituera un corpus composé de réflexions théoriques (divers écrits et transcriptions des interventions enregistrées) et artistiques (documentation de divers objets pluridisciplinaires). Il s’agira dans une phase de valorisation de trouver les modalités de transposition de ces réflexions en partitions chorégraphiques. 

    Equipe

    Yoann Moreau, anthropologue Maître-assistant au CRC Ecole des Mines Paris Tech, dramaturge (requérant principal)
    Zofia Klyta-Lacombe, artiste-chercheure, performeuse, chorégraphe, metteur en scène diplômée Manufacture (Master 13) (co-requérante)


    Chercheur.e.s invité.e.s


    Francesca Cozzolino, anthropologue, affiliée au Laboratoire d’ethnologie et sociologie comparative de l’Université de Paris X (LESC), Nanterre
    Barbara Glowczewski, anthropologue, directrice de recherche, LAS-EHESS-Collège de France, spécialiste mondiale des sociétés Aborigènes australiennes
    Sophie Houdart, anthropologue, directrice de recherche, CNRS-Nanterre Université
    Aïcha El Fishawy, artiste chorégraphique, co-responsable du projet H107, lieu de création en danse contemporaine, Genève
    Matéo Luthy, artiste sonore et plasticien
    Clément Lambelet, artiste, photographe
    Joël Hefti, comédien



     

    Publication(s)

    Séminaire ouvert au public.